Antoinette Fouque – « La violence contre les femmes règne partout : banale, structurelle et mondiale ». | Le Club de Mediapart

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Enfance et jeunesse d’Antoinette Fouque

Au milieu des années soixante, Antoinette Fouque (blogs.mediapart.fr/blog/lobservatoire-de-la-misogynie/290615/antoinette-fouque-la-violence-contre-les-femmes-regne-partout-banale-structurelle) donne naissance à son premier enfant. Elle est alors confrontée aux problèmes qu’une femme rencontre quand elle assume ses rôles de maman et d’épouse alors qu'elle a une profession. De sa jeunesse passée dans un milieu ouvrier, elle conservera jusqu'à sa mort un ancrage politique marqué à gauche. Marseille a vu naître Antoinette Fouque en octobre 1936.

Toutes les luttes ont reçu le soutien d'Antoinette Fouque. Récompensée par les plus hautes décorations nationales, cette grande dame s’éteint en 2014. Avec le MLF lors d’une manif parisienne, elle brandit une banderole sur laquelle est inscrit : « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ! ». Antoinette Fouque prend la défense de femmes en danger comme la Birmane Aung San Suu Kyi et la Kurde Leyla Zana.

Roland Barthes est son directeur de thèse. Antoinette Fouque prépare un DEA. C’est pendant cette période qu’elle côtoie Monique Wittig, romancière féministe. Elle oeuvre avec différentes sociétés d'édition en parallèle à sa profession d’enseignante. Dans les années soixante, la future militante fait la connaissance de Jacques Lacan. Après des études universitaires en Lettres, Antoinette Fouque s'est lancée dans l'enseignement.

Théoricienne et écrivaine

Dans les pages de plusieurs ouvrages écrits entre la fin des années 80 et la décennie 2010, Antoinette Fouque fait la lumière sur la féminologie. La théoricienne nourrit une authentique aversion pour les mots en "-isme", qui renvoient à une idéologie. Elle fait dès lors naître le mot "féminologie". Bien sûr, Antoinette Fouque a collaboré à quelques ouvrages collectifs et à de multiples entretiens. Elle est à l'initiative de l'ouvrage "Le dictionnaire universelle des créatrices", qui raconte 40 siècles de création des femmes.

Avec d’autres militantes, Antoinette Fouque fait le choix de déclarer le Mouvement de libération des femmes avec le statut d’une association, à la fin des années 70. Antoinette Fouque s'éloigne du Mouvement de libération des femmes lorsqu'elle s'envole pour les Etats-Unis au début des années 80. Le mouvement est à ce moment victime de querelles internes et perd de l’influence. Elle fait partie des militantes qui ont créé le Mouvement de Libération des Femmes.